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Adresse :

Composition :
J-M Drezen (DR2 CNRS)
E Herniou (CR1 CNRS)
E Huguet (Professeur Rabelais)
T. Josse (MCU Rabelais)
S. Moreau (MCU Rabelais)
A. Bézier (IR Rabelais)
K. Musset (Tech CNRS)
C. Labrousse (Tech CNRS)
C. Ménoret (Tech Rabelais)

Activité scientifique : Les micro-guêpes parasites étudiées par l’équipe EVIL se développent au stade larvaire dans le corps de chenilles hôtes. Le milieu intérieur de l’hôte apporte la nourriture du parasite mais constitue aussi un environnement hostile. Les micro-guêpes ont donc développé des outils, au cours de l’évolution, afin d’assurer le succès de leur développement dans l’hôte. La stratégie la plus originale consiste en l’utilisation de virus domestiqués par les guêpes intégrés dans leur génome depuis 100 millions d’années et qui leur servent de vecteurs pour transférer des gènes dans l’hôte. Les produits de ces gènes sont des facteurs de virulence permettant la réussite du parasitisme. Il a été montré récemment que les ADN introduits dans l’hôte se comportent comme des éléments transposables capable de s’insérer dans l’ADN de la chenille parasitée. Dans certains cas l’intégration dans la lignée germinale des lépidoptères s’est traduite par une utilisation des gènes viraux par les papillons. Il existe par conséquent un flux de gènes entre lépidoptères et hyménoptères. Par ailleurs certains ADN viraux contiennent des restes d’éléments transposables (DONG, DIRS, Maverick/Polinton), ceci suggère que les polydnavirus pourraient jouer le rôle de vecteur de ces éléments  entre hyménoptères et lépidoptères. De même les virus d’insectes à grand génome de type baculovirus, étudiés par l’équipe, pourraient être impliqués dans les transferts d’ET en effet le séquençage très profond d’une population de génomes de baculovirus a montré la présence d’ET insérés (coll. R. Cordaux).

L’équipe se consacre en particulier au mécanisme d’intégration des cercles viraux dans l’ADN des lépidoptères, à la caractérisation des transferts de gènes et d’ET entre hyménoptères et lépidoptères et à leur implications évolutives.


Team leader

Jean-Michel DREZEN